Du 28 mai au 28 juin 2026

Claude Guérin

CABANES

AS_EXPO_AFF_TAB_CABANE_F_LR_FINAL

Claude Guérin

Photographie

CABANES

Vernissage 

Dimanche 31 mai 14 h

Exposition du 28 mai au 28 juin 2026

Depuis plus de vingt ans, Claude Guérin sillonne les territoires des diverses régions du Québec et de l’Ontario pour traquer une architecture éphémère et modeste, souvent au bord de la ruine. Cabanes de pêche ou de chasse, cabanes de tous genres, anciens garages, bâtiments de ferme, petites architectures sans architecte aux utilités parfois claires et affirmées, et souvent aussi sans buts définis, simplement là.

Travaillant ses sujets avec une approche frontale semblable à celle des photographes Edward Ruscha aux États-Unis qui documente entre autres des stations-service (Twenty-six Gazoline Stations, 1963) ou à celle du couple Bernd et Hilla Becher qui ont capturé avec cette même technique bâtiments industriels, châteaux d’eau et silos sur près de quarante ans, Claude Guérin a construit un immense corpus de ces cabanes qui parsèment notre territoire, matériel ethnologique, inventaire d’un patrimoine éphémère inconsidéré.

Il nous entraîne dans le sillon de son regard plein de tendresse sur ces modestes bâtis. Plus d’une centaine de milliers de photos témoignent de son obsession pour la spécificité, la beauté de ces simples cabanes. À force d’observer, nous sommes conquis par sa vision. Nous comprenons les personnalités des cabanes de pêche, joyaux d’humour et d’amour d’une activité conviviale où les rires ne sont pas rares et, à l’opposé, celles, plus discrètes, des caches de chasse où se vit une longue attente silencieuse, camouflée ou non. Des cabanes si différentes et pourtant souvent habitées par les mêmes occupants.

Il n’y a personne dans ces photos, et pourtant on y sent les heures d’une vie passée à assouvir une passion liée à la nature, à la culture ancestrale des habitants de notre territoire.

Ce regard de Claude Guérin qui sans arrêt s’affine et se raffine porte aussi sur des cabanes sises cà et là, petits abris d’autobus scolaires au fond des campagnes ou vieux bâtiments aux fonctions imprécises.

Son obsession communicative ouvre notre regard et notre cœur sur ces choses simples qui témoignent que le bonheur peut jaillir au fond d’une cabane de quatre mètres carrés et que souvent une cabane, c’est plus qu’une cabane.

Partagez